La cuisine du stade


L'entraînement intensif et la soif de vaincre poussaient les athlètes à adopter un régime spécifique.

Aux origines, les athlètes se nourrissaient exclusivement de pain peu fermenté et peu cuit. Bientôt s'ajoutèrent à ce régime très strict du fromage et des figues sèches.

Au Ve siècle avant J.-C., un champion, Dromeus de Stymphale, eut l'idée de suivre un régime à base de viande, et celle-ci devint dès lors le principal aliment des athlètes. Les viandes n'étaient jamais bouillies mais consommées en grillades saupoudrées de fines herbes comme l'aneth. Les gâteaux étaient proscrits de même que les boissons froides. Galien prétend que les athlètes ne buvaient pas de vin «immédiatement après leur exercice», ce qui n'exclut pas qu'ils aient pu en consommer, fortement mêlé d'eau, lors des repas.

Les repas duraient longtemps car les athlètes mangeaient beaucoup et lentement. D'où une image très négative de la gloutonnerie des athlètes, accentuée par la légende : on racontait que le célèbre Milon de Crotone avalait en un repas 20 mines de viande, soit 8,6 kg de viande ! En réalité ce gavage ne concernait que les athlètes de combat. Les coureurs et les pentathlètes étaient sveltes et beaux.



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